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Le « Comité de suivi et d’évaluation » ( dont je fais partie en temps qu’élu de l’opposition) a présenté son rapport annuel après une année de fonctionnement des 7 CCI mis en place l’été 2015.

Si GO partage la nécessité de renouveler les instances de participation à la vie locale, le constat général reste mitigé, mais il est nécessaire de donner du temps à ce projet. Rappelons notre appréciation positive à l’origine, avec 2 réserves principales : http://go-citoyennete.fr/?p=1822

– Le défaut de prise en compte de l’existant et particulièrement des Unions de Quartier et des associations d’habitants.

-Le manque de réel pouvoir de décision, hormis une interpellation du conseil municipal, contrairement aux tables de quartier de la politique de la ville.

Nous retirons de la lecture de ce rapport de 35 pages, (+ bcp d’annexes ), bien présenté et assez objectif,  plusieurs constats :

La composition des CCI : Ils reposent en réalité sur une cinquantaine de personnes engagées qui ont pris réellement des responsabilités. Ce noyau motivé ( plutôt jeune, H/F, mais sans mixité sociale) est constitué essentiellement de volontaires. 2CCI sont en situation critique et la dynamique d’ensemble reste fragile.

La question de l’accès des personnes dites « éloignées de la chose publique » et issues du tirage au sort, reste entière.

Le fonctionnement démocratique interne des CCI a plutôt bien marché : rotation, liberté d’expression, prise de décision. Même si certains font remarquer le peu de réels enjeux des débats et le manque d’articulation avec les autres acteurs locaux.

La question de » l’indépendance » reste cruciale. Les CCI ont eu du mal a définir leur propre marge d’autonomie par rapport à la Mairie ou à la charte : modalités de recrutement, inexpérience, manque de formation…

L’action des CCI s’est restée surtout centrée, cette première année, sur leur composition et leur organisation interne, ce qui est tout à fait normal. 5 CCI ont pu néanmoins aboutir à une question orale posée en Conseil Municipal de Mars à Novembre 2016.

De nombreuses questions se posent encore :

Globalement, nous nous interrogeons toujours sur la difficulté d’aboutir à une représentation plus juste de la population et sur  le manque de réel pouvoir de décision.

Comment les CCI peuvent-ils s’ouvrir à une hétérogénéité sociale et interculturelle, plus conforme à la réalité grenobloise ? Les préconisations du rapport sont assez limitées sur ce point.

Comment les CCI peuvent-ils peser sur le fonctionnement municipal au niveau de leur bassin de vie et en partenariat avec les autres acteurs ?

Quels liens directs avec les plans municipaux tels que le PLU, PLH, plan santé, plan école, les budgets participatifs, le CREG… ?

Quelles articulations avec les tables de quartier ( dans 3 CCI) et avec les conseils citoyens des autres communes et notamment la dynamique engagée par la Métro ?

Enfin comment les CCI s’inscrivent-ils ( ou pas ) dans des manifestations « hostiles » à la ville, comme le récent plan d’austérité des services publics, la contestation des commerçants, la pétition des UQ sur le stationnement,  la colère des usagers des bibliothèques et des acteurs culturels …..?

Paul Bron

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 Le document officiel est ici :

http://www.grenoble.fr/461-conseils-citoyens-independants.htm

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