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Le principe est d’associer les habitants au choix de dépenses d’investissement qui les concerne de manière régulière.
Grenoble fait partie des 46 villes françaises a avoir mis en place cet outil. Ouvert aux habitants de + de 16 ans pour un budget de 800 000€. 25 projets sont proposés au vote des Grenoblois du 10 au 14 octobre 2017.

L’idée est née au Brésil : La ville de Porto Alegre, au Brésil, a été la première, dès 1989, à associer les citoyens aux décisions budgétaires. Il y avait là une double volonté de transformer la démocratie et de réorienter les ressources publiques vers les plus démunis. L’idée s’est ensuite propagée à travers le pays, puis dans toute l’Amérique latine, avant de séduire des villes d’Asie (notamment Chengdu, en Chine), d’Afrique et d’Europe.

Un essor en France depuis 2014 : En France, plusieurs initiatives ont été lancées au début des années 2000, ( dont Grenoble en 2010 sur le secteur 1 de la ville ) mais l’idée a connu un regain d’intérêt à la suite des élections municipales de 2014… Il s’explique par une volonté politique d’associer davantage les citoyens, mais aussi par le développement de plates-formes techniques sur Internet qui facilitent cette expression. Dans 40 % des projets actuels, le dépôt et le vote du projet se font désormais en ligne.

Les habitants qui participent au budget participatif cherchent avant tout à améliorer leur cadre de vie… Par contre « Aucun des budgets ne porte l’ambition de réorienter les ressources publiques vers les plus démunis ou les quartiers défavorisés. Cet objectif qui a conduit à la création du premier budget participatif à Porto Alegre n’apparaît plus dans les actuels programmes français »

De l’innovation locale à un accélérateur national : La ville est le cadre de l’innovation démocratique. Pour autant, l’État n’a-t-il pas un rôle à jouer ? Peut-il être moteur d’une démocratie plus dynamique, moins intermittente et plus citoyenne ? Trois candidats au premier tour des élections présidentielles de 2017 se sont prononcés en faveur du budget participatif. Benoît Hamon a souhaité créer un programme national doté de 5 milliards d’euros. Avec 76 euros par Français, il serait le plus généreux de France. Emmanuel Macron, mais aussi Jacques Cheminade, ont dit vouloir développer les budgets participatifs dans les communes.

Antoine Bézard Fondateur et animateur du site : « lesbudgetsparticipatifs.fr » propose 3 idées pour développer les budgets participatifs.

Sources :

http://www.lagazettedescommunes.com/508753/les-budgets-participatifs-une-solution-citoyenne-pour-demain/

 

http://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/06/outre-paris-45-villes-francaises-ont-adopte-le-budget-participatif_5197506_4355770.html?xtref

3 réponses

  1. Marie France Gorius dit :

    Bonjour,

    Vous semblez soutenir le budget participatif mais trouvez-vous normal que dans bien des cas cela concerne le droit commun ! J’ai été vraiment étonnée de voir la réparation d’une cour d’école sur ces budgets qui sont je crois entériné par la ville pour les présenter. Donc c’est les citoyens de la ville qui doivent dire si une cour d’école doit être réparée ou pas et tant pis pour les enfants concernés…..
    D’autre part on est obligé de voter pour 2 gros budgets sinon le vote ne compte pas. Là encore est-ce normal ?

    Merci de votre réaction.

    Par ailleurs je suis vraiment heureuse que le nouveau gymnase qui sera construit à la Villeneuve porte le nom de Jean-Philippe Motte ce grand homme qui a tant fait pour la ville et le quartier où il habitait.

    Cordialement.
    M-France Gorius

  2. Go Citoyenneté dit :

    Notre remarque sur l’aspect peu tourné vers les plus démunis des budgets participatifs ne concerne pas que Grenoble. C’est l’avis d’Antoine Bezard, l’animateur du site  » les budgets participatifs ».
    C’est une logique que nous constatons globalement pour la plupart des projets de participation citoyenne. Grenoble n’y échappe pas, voir la composition des CCI…Disons que cette année il y a un mieux.
    Mais il est clair que l’objectif affiché n’est pas de « réorienter les ressources publiques vers les plus démunis » comme à Porto Alegre

  3. Navigo dit :

    Bonjour,
    Je suis surpris par votre remarque sur l’aspect social : dans les projets déposés à Grenoble, regardez le projet du « Lieu » et celui de la « laverie solidaire »… Sans compter qu’améliorer le cadre de vie, en particulier par des mesures luttant contre les effets de la chaleur, a un impact sur la santé, grandement inégalitaire socialement, et peut favoriser les relations entre les habitants.

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