A l’occasion de la fête de L’aïd el kabir


A l’occasion de la fête de L'aïd el kabir
Que la paix soit avec vous, « Es-Salaam Alaikoum ». C’est par ces mots que Malleck Taarabit, président de l’association ASSALI a débuté son intervention pour cette soirée consacrée à la fête de Laïd el kabir, en présence du préfet de l’Isère, de la procureur de la république ainsi que de la directrice de la sécurité publique (Photo). La société civile et des représentants de la communauté musulmane de l’agglomération grenobloise dans son ensemble, les pratiquants comme les non pratiquants, nous avaient invité Jean-Philippe Motte et moi à célébrer Laïd el kabir, une des fêtes les plus populaires de l’islam, dédiées au partage et à la réconciliation, comme le sont les fêtes de Noël pour les catholiques et le Yom kippour pour les juifs.
Ces représentants ont profité de cette occasion pour réagir aux événements qui ont secoué le quartier de la Villeneuve d’Echirolles et de Grenoble, cet été. Ils ont fait entendre la voix de la communauté musulmane de l’Isère, suite à cette vague de répression policière.
Ils ont exprimé leurs inquiétudes et leur refus de la stigmatisation en dénonçons le déchaînement médiatique et politique.
Nombres d’avocats, de médecins, d’architectes, d’ouvriers, d’employés sont inquiets ! Ils espèrent que ces inquiétudes disparaîtront et que les regards évolueront positivement.
Ils pensent que si rien ne change, ce qui s’est passé cet été, n’aura été malheureusement, qu’un feu de paille, dont les braises risquent de se rallumer.
Comment devrions-nous réagir face à l’enfermement et le repli sur soi ?
Il est certain que c’est ensemble qu’ils doivent poursuivre ce lien social indispensable à la pérennisation du vivre ensemble. La paix sociale devra se construire par le dialogue.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la paix doit être rétablie, tout en luttant contre la délinquance et surtout tout en cessant de stigmatiser l’ensemble de la communauté musulmane.

 

A l’occasion de la fête de L'aïd el kabir

Ce soir, leur démarche est importante car elle leur permet de se rassembler et d’ouvrir une porte, en montrant leur volonté de construire l’avenir.
Ils se sont montrés prêts à apporter leur aide, leur accompagnement pour que la délinquance soit éradiquée, pour que l’échec scolaire ne soit pas une fatalité et que les discriminations, notamment, professionnelles ne reposent pas sur l’origine, le nom où le lieu de résidence.
Sur ce dernier point, c’est ensemble qu’ils doivent rassurer les chefs d’entreprise qui recrutent. Ils doivent modifier les a-priori pour réinstaurer les recrutements selon les compétences et le talent, car les jeune ou les moins jeunes qui habitent à la Villeneuve ont dans leurs démarches de la détermination et une vraie motivation à apporter à l’entreprise.
Ils se sont organisés pour poursuivre le dialogue sur des thèmes qui les préoccupent : prévention de la délinquance, sécurité, éducation, politique de la ville, développement économique. Ils sont forces de propositions et ils rencontreront prochainement de nouveau Monsieur le Préfet, en lui demandant d’agir avec plus de discrétion, moins d’effets d’annonce, mais toujours avec fermeté.

Hakima NECIB

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