Blocage du renouvellement des titres de séjour en Isère

Des étudiant·es, des personnels et des chercheur·es étranger·es de l’Université Grenoble Alpes empêché·es de poursuivre leur parcours à l’université faute de traitement de leur demande de renouvellement de titre de séjour

Des étudiant·es, personnels et chercheur·es dans l’attente de renouvellement de leur titre de séjour se retrouvent en situation irrégulière
Plusieurs centaines d’étudiant·es, doctorant·es, personnels et chercheur·es étranger·es se retrouvent depuis des semaines, et le plus souvent des mois sans titre de séjour, faute de traitement adéquat des dossiers dans les temps, par les services préfectoraux de l’Isère. En effet, depuis plus d’un an (cf. notre précédent communiqué du 10/01/2024), la préfecture ne traite plus que partiellement les demandes de prolongation de titre de séjour, alors même que les personnes concernées sont en cours d’année universitaire.

Des étudiant·es et chercheur·es fortement précarisé·es et empêché·es
Les conséquences sont nombreuses. Sans titre de séjour, ces personnes, en France depuis une ou plusieurs années, se retrouvent du jour au lendemain sans travail et/ou sans bourse et aide au logement. Plusieurs contrats en alternance ont été suspendus. Pour d’autres étudiant·es la situation a eu des répercussions sur leur stage. De ce fait, certain·es ont été contraint·es de redoubler, voire d’interrompre leurs études.

Durant les fêtes de fin d’année, de nombreux·ses étudiant·es n’ont pas pu retourner auprès de leurs proches faute de document pour circuler et surtout revenir en France. Des chercheur·es et doctorant·es ont également dû annuler leur participation à des conférences.

Par ailleurs, cette situation qui perdure a de fortes conséquences sur les conditions de vie des personnes concernées (perte de logement, perte de revenus…) et sur leur santé mentale (plusieurs cas de dépression avérés).

Des personnels de l’UGA mis à mal 
Les services d’accueil sur le campus reçoivent des usager·es inquiet·es voire désespéré·es. Les agent·es du service public dont la mission est d’accompagner et d’orienter TOUT·ES les étudiant·es, ne peuvent plus accomplir leur travail. Par ailleurs, le travail des enseignant·es et des personnels administratifs qui ont mis en œuvre toutes les conditions d’accueil des étudiant·es  étranger·es, notamment via Campus France, perd son sens lors qu’il·elles voient les étudiant·es empêché·es de poursuivre leur cursus.

Une atteinte aux conditions d’accueil à l’UGA 
Pourtant, l’UGA a à coeur de promouvoir son rayonnement international, tant dans le domaine de la recherche que de la formation. Nombreux sont les services et formations visant à attirer les étudiants internationaux (1 étudiant sur 6). Quel quotidien offre-t-on désormais aux étudiant·es, doctorant·es et chercheur.es internationaux ? Les conditions d’accueil des étudiant·es et chercheur·ses étranger.es ont des effets néfastes sur l’attractivité de notre université.

Votre aide ?

Nous vous invitons à signer cette pétition mais également à faire remonter toutes les situations de vos étudiants, doctorants ou collègues qui rencontreraient de tels problèmes. La présidence de l’université est mobilisée sur ce sujet mais la préfecture continue de laisser des centaines d’étudiants sans réponse à leur demande de renouvellement de titre de séjour.

A nous de nous mobiliser afin de faire entendre les voix de la communauté universitaire.

Nous demandons à la préfecture de tout mettre en œuvre de façon urgente pour débloquer les situations administratives des étudiant·es immobilisé·es afin que ces dernier·es puissent reprendre le cours normal de leurs cursus dans un quotidien serein.

 

le lien vers la pétition: https://www.change.org/p/blocage-du-renouvellement-des-titres-de-s%C3%A9jour-en-is%C3%A8re?redirect_reason=guest_user

Pour plus d’informations, contactez : rusf38@gresille.org.