Vie étudiante : Grenoble peut-elle viser la première place ?

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Grenoble figure à la deuxième place du récent classement des villes françaises “où il fait bon étudier”.  L’occasion, alors que le campus fête son 50ème anniversaire, de cibler les atouts mais aussi les “peut mieux faire » avec Farid Ouabdesselam et Geneviève Fioraso.

 


Article de Coralie Dreyer publié dans Grenews le 26/09/2012

Faut-il donner du crédit à tous les classements? Quand ils sont positifs et qu’on se classe deuxième, oui. En tout cas, le maire Michel Destot s’est rapidement félicité de la deuxième place de Grenoble au baromètre «L’Etudiant» des “villes où il fait bon étudier”. S’attardant sur les bonnes notes (en sport ou en transport) mais oubliant les mauvais points (en environnement, en logement…)“En général, on est soit numéro 1, soit numéro 2, toujours en concurrence avec Toulouse”, commente la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso. En 2012, c’est donc Toulouse.

Et en 2013… Grenoble?

“Grenoble est une ville attractive pour les chercheurs et les étudiants depuis longtemps”. Le résumé est de Paul Bron, adjoint grenoblois à l’Université, en “remplacement” de l’Iséroise Fioraso, dont la nomination dans le gouvernement Ayrault est vue dans l’agglo comme “une reconnaissance”. “L’environnement géographique, la tradition de réussite scolaire, les liens avec le tissu économique et industriel de la région, la richesse intellectuelle de Grenoble, alliée à la diversité sociale, font les spécificités de son université”, poursuit P. Bron.
Autant d’atouts historiques qui font, qu’aujourd’hui, l’Université de Grenoble, conjugue à la fois qualité des formations et de la recherche avec une vie étudiante dynamique. Ce qui lui permet d’attirer chercheurs et enseignants. “Grenoble est attractive et compétitive par rapport à un certain nombre de pôles universitaires français”, avance encore l’adjoint.

Grenoble est ainsi pionnière dans nombre de domaines. Farid Ouabdesselam, administrateur provisoire du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) après deux années de mandat à sa tête en pointe plusieurs du doigt. L’insertion professionnelle par exemple. “Il y a 1 000 jeunes formés chaque année en alternance. Il y a un vrai travail et des dispositifs pour assurer un débouché”, explique-t-il.
Concernant la qualité de vie des étudiants, il reconnaît aussi la volonté de “maintenir une relation étroite avec le Crous pour tout ce qui touche à une restauration et un logement de qualité” et de placer l’animation du campus “entre les mains des étudiants”.
Sans pour autant qu’il n’y ait aucune ombre au tableau noir du campus. “On souffre d’un manque d’attractivité et de visibilité”, surtout à l’étranger, explique Farid Ouabdesselam. Et même en France, à en croire Geneviève Fioraso, que GreNews a appelée dimanche matin, “c’est un axe prioritaire, il faut rendre l’université désirable.

Nous avons des formations de bonne qualité à l’université, mais elle fait parfois peur”. La faute à un taux d’échec en licence élevé, avec seulement un étudiant sur deux qui réussit sa première année, au niveau national. “Valérie Pécresse avait déployé des plans de réussite à l’université de 730 millions d’euros. Mais la réussite commence dès le lycée”, poursuit la ministre. Une voie dans laquelle s’engage aussi Paul Bron. “C’est l’objectif d’ici à 2014, à Grenoble, on peut faire bien mieux”.

Enfin, si le travail est bien engagé, on prépare aussi l’université grenobloise de demain. L’Opération campus et les Investissement d’avenir, où Grenoble a obtenu une dotation de l’État pour 77 projets qui vont du bâti à la recherche en passant par les innovations pédagogiques sont passés par là. Et ce malgré les problèmes de gouvernance qui ont empêché l’Université de Grenoble de décroché l’un des 8 Idex (Initiatives d’Excellence). “Il est vrai que le bilan est mitigé. Nous avons d’excellents résultats dans les projets de base mais on a calé sur deux gros projets, reconnaît le président du Pres. Mais il y a désormais une volonté bien plus forte aujourd’hui des directeurs d’établissements pour construire l’Université de Grenoble et une identité globale”. Un constat sur lequel le rejoint Geneviève Fioraso: “Je crois que ces problèmes de gouvernance sont bien derrière nous. Actuellement, on pousse, avec le gouvernement pour accélérer la mise en place de l’Opération campus. Ce sera bon pour tout le monde : les projets, les étudiants, les universités et le BTP.”

 

En bref

49 964, soit le nombre d’étudiants inscrits en licence et master à l’université en 2011.

Les Assises: Assurer un meilleur fonctionnement du système supérieur? C’est la thématique des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, lancées en juillet par la ministre iséroise Geneviève Fioraso. Des Assises territoriales se dérouleront à Grenoble les 11 et 12 octobre.

Le Forum: l’association Savoirs Émancipation Vie Étudiante (Seve), qui gère désormais EvE, organise son Forum des associations. Idéal pour se faire connaître, recruter ou découvrir le vivier associatif grenoblois. Et ça se passe du 9 au 11 octobre, de 11 à 18 heures, au bâtiment EvE.

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