Vers une communauté élargie

Tribune de Jean-Philippe Motte

Dans les mois qui viennent, la communauté d’agglomération Grenoble Alpes Métropole – la Métro – va poursuivre le dialogue avec les communautés de communes des Balcons sud de Chartreuse (6 communes, de Mont St Martin au Sappey) et du sud Grenoblois (16 communes du bassin de Vizille, du vallon d’Uriage et du plateau de Champagnier). Il s’agit pour ces divers protagonistes de préparer la nouvelle donne prévue pour 2014 : une nouvelle communauté d’agglomération, une  » communauté métropolitaine  » comprenant une cinquantaine de communes.Les dialogues intercommunaux portent sur toutes les questions liées à la construction de cette Métro agrandie.
Quelles compétences partager en matière de développement économique, d’habitat, d’environnement, d’aménagement urbain, de grands services urbains (transports, eau, assainissement, collecte des ordures ménagères), de grands équipements, (économique culturels, sportifs, de loisirs, etc) ?
Quelles ressources fiscales et quelles capacités financières mobiliser ? Y a-t-il d’ailleurs des marges de manœuvre en la matière ?
Quelle mutualisation des moyens en personnel entre les communes et la nouvelle entité intercommunale ?
Quel gouvernement politique pour cet ensemble ?

Ces chantiers n’avanceront sans doute pas tous au même rythme. Mais l’objectif est d’arriver à des accords de principe pour cette nouvelle communauté qui puissent être présentés, en terme de projet, aux élections municipales de mars 2014, soumis donc au débat public au moment où les citoyens auront à élire de nouvelles équipes municipales.

 

Pour ceux qui comme nous, les élus de GO, pensons qu’il y a dans ce projet des enjeux de développement et de solidarité territoriale forts, il faut évidemment veiller à ce qu’ils soient discutés le plus largement possible.
La confrontation des points de vue sur les différentes questions posées, la mise en valeur des intérêts et des risques de cette coopération territoriale élargie (du point de vue de la vie quotidienne des habitants, comme du développement des activités et des emplois, comme de l’accès aux équipements et services), l’échange sur la manière dont on peut assumer l’exigence de démocratie à l’échelle de ce nouveau territoire, sont strictement nécessaires.N’écartons pas, cependant, l’hypothèse que ces débats souhaités soient éclairés ou  » percutés  » par ceux qui vont se développer au plan national dans le cadre de la nouvelle étape de décentralisation annoncée, traduite par une loi dont l’adoption au Parlement est prévu au premier trimestre 2013.

Tribune à paraître dans les nouvelles de Grenoble du mois de novembre.

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