CM du 30 septembre 2013 : Le groupe GO s’abstient sur la délibération relative au protocole d’essai de mise en eau du Drac


Explications

CM du 30 septembre 2013 : Le groupe GO s'abstient sur la délibération relative au protocole d'essai de mise en eau du Drac
26-A 007 ENVIRONNEMENT : Captages de Rochefort – Protocole d’essai de remise en eau du Drac- Signature du protocole, engagement financier de la Ville et demande de subventions, demande d’autorisation de déboisement, signature des conventions avec les propriétaires pour l’implantation des piézomètres

 

Engagée dès les années 90, le projet de remise en eau du Drac vise à rétablir la connexion hydraulique entre Drac et Romanche. Les très faibles débits réservés actuels ne permettent pas au Drac de rejoindre la Romanche. Ce projet rassemble depuis plus de 10 ans l’ensemble des acteurs de l’eau et du territoire, non sans de nombreuses contradictions.Fin 2010, la ville de Grenoble et la Régie des Eaux de Grenoble, avaient déjà fait part de leur inquiétude quant à l’impact de la remise en eau sur la qualité de l’eau potable pompée au niveau du puits le plus proche du Drac, le PR4. L’augmentation des débits réservés permettra le rétablissement de la connexion hydraulique entre Drac et Romanche et ramènera des écoulements permanents au droit de ce puits où le Drac est aujourd’hui totalement asséché. Ce changement de situation modifiera les conditions de filtration de l’eau dans les sols au droit du PR4. Il faut donc évaluer l’incidence de ces modifications sur la qualité des eaux pompées au PR4, et c’est bien là que réside la difficulté étant donné les rapports contradictoires qui sont produits par les experts, de part et d’autre.

La Régie des Eaux et de la Ville de Grenoble ont demandé un temps d’analyse supplémentaire.
Pour suivre les éventuels essais préalables à la remise en eau, un groupe de pilotage réunissant les services de l’Etat (DDT et ARS), la Régie des Eaux et la Ville de Grenoble, l’Agence de l’Eau, la Région, s’est réuni 5 fois en 2012 sous l’égide de la CLE afin de définir le protocole de suivi des essais et d’en estimer le coût financier global au vu des nécessités et exigences de chacun, et ce avec de nombreuses difficultés de gouvernance.
Mais ce protocole de suivi des essais devra avoir reçu l’accord du Préfet, de la Ville de Grenoble et des partenaires de la démarche, avant sa mise en œuvre.
Comme nous l’avons déjà dit à la Régie des Eaux de Grenoble, ne faut-il pas faire jouer ici le principe de précaution ? Car la qualité de l’eau est réelle grâce au temps important de filtration des eaux souterraines du Drac par les sédiments.
Une remise en eau du Drac pourrait engendrer une diminution importante de la filtration des eaux arrivant au PR4, avec une éventuelle remise en cause de la qualité de l’eau potable, qui est une des meilleures de France…
Et enfin, aucune obligation réglementaire ne semble imposer la forte augmentation du débit réservé du Drac. Nous comprenons que l’administration veuille redonner une vie normale à cette réserve mais ne pouvons l’accepter en ayant le moindre doute sur une conséquence de la qualité de l’eau potable de Grenoble, car il s’agit d’une ressource rare, de haute qualité, à protéger absolument et prioritairement !

Par conséquent, le groupe GO s’abstiendra sur cette délibération qui n’apporte pas les garanties suffisantes à nos interrogations, sans compter les coûts financiers qui nous semblent trop important.

Aline Blanc-Tailleur

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