Projet Educatif Grenoblois

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Face à l’évolution inégalitaire de notre société, nous avons besoin pour nos enfants, de lieux, d’espaces adaptés, protégés, qui leur permettent de faire leur propres expériences afin de se construire dans les meilleures conditions.

Le projet éducatif grenoblois doit, pour atteindre cet objectif, mobiliser les énergies et faciliter le travail entre les différents acteurs que sont :

– les parents, notamment les plus défavorisés, principaux éducateurs de leurs enfants
– les enfants et les adolescents, reconnus comme membre à part entière des projets
– l’école qui joue un rôle unificateur déterminant
– les associations qui gèrent les structures de quartier avec lesquelles la ville met en œuvre sa politique socio-éducative
– les institutions
– d’autres espaces doivent être aussi investis comme les conseils de crèches et d’écoles, les CA des associations, les groupes de pilotage des projets de quartier, les conseils consultatifs.
Parallèlement, Grenoble ville éducatrice, s’emploie à favoriser, pour l’ensemble des acteurs éducatifs, l’accès aux musées, institutions culturelles, bibliothèques, structures sportives, jardins, espaces verts, services de proximité, espaces publics…. et ainsi participe à recréer des relations entre les générations.

Tous ces efforts, complémentarité et continuité de l’action éducative et de la formation citoyenne, accès à des pratiques culturelles diversifiées, contribuent à renforcer l’attractivité de la ville.

Cependant plusieurs mesures nationales viennent percuter ces priorités, des mesures prises unilatéralement par l’Etat, sans concertation et sans que la cohérence d’ensemble ait été
posée :

– modification de la semaine scolaire prévue pour septembre 2008
– nouveau dispositif d’aide aux élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage
– organisation d’un service minimum par les collectivités en cas de grève
– remise en cause de la scolarisation des 2 et 3 ans et l’évolution de l’école maternelle
– risque de fichage des enfants avec «base élèves».

Tout cela apparaît comme une agitation réformatrice du gouvernement qui nous interroge sur ses intentions, ses moyens réels et sa faisabilité à court terme. Les villes, et principalement les grandes ville de France, qui sont devenues depuis 20 ans des acteurs majeurs de l’éducation au plan local, sont ignorées dans la conduite de ces chantiers. Elles n’ont pas à être instrumentalisées ni à assumer les conséquences de ces réformes.

Paul Bron
Adjoint à l’Education

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